Nous, inutiles

 

 

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Quelque part en France en 2017….

Nous les inutiles, les gens qui ne sont rien (1), nous les gens d’en bas (2), nous les sans-dents (3), nous le bruit et l’odeur (4), nous la racaille (5), nous qui ne pouvons nous payer un costard même en travaillant (6), nous qui n’attendons rien des autres (7), nous les illettrés, (8), nous les moujiks, nous les comédiens, les auteurs, les danseurs, les musiciens, les peintres, nous les Comoriens, nous les apprentis, nous les éloignés de l’emploi, nous les cabossés de la vie, nous coûtons.

Comme coûtent la culture, l’éducation, la santé, les services publics. Qu’a cela ne tienne ! Supprimons les contrats aidés ! Et pourquoi pas supprimer le RSA? Les allocations chômage ? On se demande à qui profite cette volonté de précariser plus. De faire peur. D’agiter des chiffons rouges. Tremblez, vous les inutiles ! Puisque vous ne vous transformerez pas en « emploi à long terme ». Devenez une start-up, créez votre entreprise, soyez votre employeur! Désormais, le pays n’est plus qu’une grande entreprise sans projet commun, juste un grand livre comptable.

Pour faire société, destin commun, il faut faire avec tout le monde, et donc avec les illettrés, les Comoriens, les moujiks, les gens qui ne sont rien, la racaille, les cabossés. Quoi que vous disiez, avec ce mépris de classe insupportable.

« Paradoxalement, les institutions devraient garantir le droit à la fragilité des individus. Le droit, en somme, de ne pas renoncer à sa propre humanité. » Roberto Scarpinato, Le dernier des juges, éd. La Contre Allée.

(1) Emmanuel Macron  (2) Jean-Pierre Raffarin  (3) François Hollande  (4) Jacques Chirac (5) Nicolas Sarkozy  (6) (7) (8) E. Macron etc… etc…

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Un mur de Nantes, 2017

Plus de 200 000 personnes sont en contrat aidé. Dans des services publics, et dans des associations. Celles-ci ont plus de mal à (se) mobiliser, mais il existe une pétition, un texte, ci-dessous, à lire, à signer, à faire circuler.

FIN DES CONTRATS EN CAE-CUI : NOUS DEVONS RÉAGIR !

Acteurs des entreprises culturelles, de la vie associative…,
Depuis quelques semaines, l’état a gelé les signatures et renouvellement  des CAE (contrat d’aide à l’emploi) et des CUI (contrat unique d’insertion).  La cause ? Une prétendue enveloppe budgétaire vide. Des milliers de salariés se retrouvent aujourd’hui au chômage et les chômeurs – souvent en fin de droit – qui espéraient une signature de contrat, sont dans une situation plus que précaire. Nous ignorons ce qui se passera en 2018. Il est pourtant très probable que ce début d’année signifie la fin de ces contrats donc une augmentation conséquente du chômage et  la difficulté de beaucoup d’associations et de petites entreprises.

POUR LES ASSOCIATIONS ET LES ENTREPRISES :
La fin des CAE-CUI signifie la fin des subventions  gouvernementales à l’embauche. Des entreprises et associations françaises survivent grâce au travail des salariés sous contrats aidés car elles n’ont pas les moyens de mettre en place des CDD et CDI. Un grand nombre d’entre elles ne pourront pas maintenir leurs activités et seront parfois même obligés de fermer par manque de moyens.  Pour certaines entreprises ou associations ,ces contrats sont le seul moyen de perdurer.

POUR LES CHOMEURS ET LES SALARIÉS :
La fin des CAE-CUI signifie la perte d’un revenu mais aussi la perte d’un lien social, d’un système de réinsertion dans le milieu du travail déjà précaire. Les CDI et CDD long terme sont de moins en moins nombreux sur le marché du travail et ces contrats sont une solution au chômage persistant qui gangrène la société.
L’Etat n’a pas le droit de paralyser l’activité des entreprises et des associations (et souvent même des collectivités) en décidant de supprimer des contrats qui permettaient jusqu’alors à environ 200 700 personnes d’avoir un travail. Nous devons agir, pour notre avenir et celui de notre société.

Merci de signer cette pétition sur le site : http://www.petitions24.net/cae
Si vous n’êtes pas concernés par cette mesure, n’oubliez pas que dans votre entourage, certains le sont peut être. N’hésitez donc pas à envoyer ce message à tous vos contacts !
Pour plus d’impact, imprimez ce message et envoyez-le au Ministère du travail :

Ministère du Travail, de la solidarité et de la Fonction publique
Cabinet de monsieur le Ministre                                                                         127, rue de Grenelle 75007 Paris 07 SP

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