Archives mensuelles : mai 2017

Comédie

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Lire. Toujours. Relire. Préparer les rencontres de ce week-end. Les éditions de La Contre Allée sont à l’honneur les 19, 20 et 21 mai à la Comédie du Livre, festival de littérature de Montpellier, qui a pour thème cette année, les littératures de la Méditerranée et de la Grèce. Les auteurs de la maison présents au festival seront Isabel Alba, Alfons Cervera, Amandine Dhée, Roberto Ferrucci, Thomas Giraud, Pablo Martin Sanchez et Sara Rosenberg.

On peut aller voir leurs livres de plus près ici : http://www.lacontreallee.com/, et surtout les lire !

On peut se procurer le riche programme de la Comédie du Livre ici : http://comediedulivre.fr/

Avec Témoin et Moujik moujik suivi de Notown, je participerai à un débat vendredi avec Isabel Alba et Alfons Cervera autour des « Voix invisibles ».

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Utile

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Alors voilà. On a fait oeuvre utile. Le décor est encore debout. Mais il reste tant et tant de décombres. On fait quoi maintenant. Remettre du sens dans le chaos. Toujours remonter la source. Comprendre. Apprendre. Alors lire.

Lire.

Redevenir inutile puisque la lecture est la « chose » la plus inutile à notre époque. Un lecteur ne rapporte rien. Un lecteur n’est pas rentable. Surtout s’il emprunte en bibliothèque, surtout s’il lit des livres d’occasion. Un lecteur est une personne assise. C’est ce qu’on croit. Alors qu’elle court, qu’elle marche, qu’elle vole entre les pages.

Lire.

Pour se créer un endroit à soi. S’émanciper. Retrouver des chemins de liberté. S’ouvrir au monde. S’ouvrir aux autres. Lire comme un acte de résistance à ce collectif social et politique. Qui ne donne pas envie. Qui donne juste envie d’aller dans les bois avec des caisses de livres. Lire pour retrouver des mots, du sens. Lire pour s’élever. Lire pour fourbir ses armes contre la bêtise. Lire dans les décombres. Lire pour se retrouver quand on s’est égaré. Lire pour renouer avec la vie.

Lire, ce n’est pas seulement lire un texte, déchiffrer des signes, arpenter des lignes, explorer des pages, traverser un sens; ce n’est pas seulement la communion abstraite de l’auteur et du lecteur, la noce mystique de l’Idée et de l’Oreille, c’est, en même temps, le bruit du métro, ou le balancement d’un wagon de chemin de fer, ou la chaleur du soleil sur une plage et les cris des enfants qui jouent un peu plus loin, ou la sensation de l’eau chaude dans la baignoire, ou l’attente du sommeil….  Georges Perec « Penser / classer » (Seuil, 203)

Un lecteur n’est pas qu’un électeur. Redevenir inutile.

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Continuer

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Quelque part sur une plage en Bretagne… un Moujik II..!

 

La suite… ce qu’on dit de Moujik moujik suivi de Notown.

La librairie Les Lisières à Roubaix : https://www.leslisieres.com/livre/11106626-moujik-moujik-sophie-g-lucas-contre-allee

 

L’écrivain Patrick Varetz :

« SI VOUS N’AVEZ JAMAIS LU DE POÉSIE CONTEMPORAINE, ALORS COMMENCEZ PAR ÇA. Ai avalé avec un pur bonheur « Notown » de Sophie G. Lucas (non sans avoir relu « Moujik Moujik » ; ces deux textes, précédemment parus aux États Civils, venant d’être republiés par les Éditions de la Contre Allée). Sophie G. Lucas s’inscrit définitivement dans la lignée des objectivistes américains, apportant toutefois un supplément d’âme — presque lyrique — au tableau qu’elle dresse des bas-fonds du monde ultralibéral. Avec elle, on entend le chant — la voix — des réprouvés. « 

Et Moujik moujik suivi de Notown a été sélectionné pour le Prix des Découvreurs 2017/18 où je serai en très bonne compagnie : http://lesdecouvreurs2.blogspot.fr/2017/03/decouvrez-la-selection-du-prix-des.html